Grâce au dépistage, la plupart des cancers du col de l’utérus peuvent être évités. Ils sont presque toujours liés à une infection persistante par certains papillomavirus humains (HPV). Le dépistage permet de repérer les lésions précancéreuses et de les traiter avant qu’elles n’évoluent.
Mis à jour en octobre 2026. Ces informations générales ne remplacent pas l’avis de votre médecin ou de votre sage-femme.
Qui est concerné ?
Toutes les femmes de 25 à 65 ans, qu’elles soient vaccinées ou non contre les HPV, et qui n’ont pas de symptôme.
Quel examen, à quel âge ?
- De 25 à 29 ans : l’examen cytologique (frottis). Les deux premiers sont réalisés à un an d’intervalle, puis le suivant trois ans plus tard si les résultats sont normaux.
- De 30 à 65 ans : le test HPV. Il est réalisé trois ans après le dernier examen cytologique normal, puis tous les cinq ans tant que le résultat est négatif.
- Si le test HPV est positif, un examen cytologique est réalisé sur le même prélèvement pour décider de la suite : nouveau contrôle ou examen complémentaire.
Qui réalise le prélèvement ?
Votre médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Le prélèvement peut aussi être réalisé dans certains centres de santé et laboratoires de biologie médicale. Il est rapide et généralement indolore.
L’invitation et la prise en charge
Si vous n’avez pas réalisé de dépistage dans l’intervalle recommandé, vous recevez une invitation. Dans le cadre du programme, l’analyse du prélèvement est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie ; la consultation pour le prélèvement est remboursée dans les conditions habituelles. Tout savoir sur la lettre d’invitation
L’autoprélèvement
La Haute Autorité de santé recommande de proposer un autoprélèvement vaginal, analysé par un test HPV, aux femmes de plus de 30 ans qui ne se font pas dépister ou pas assez régulièrement. Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme.
Vaccination et dépistage : les deux sont utiles
La vaccination contre les HPV, recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans avec un rattrapage possible ensuite, protège contre les virus les plus à risque. Elle ne remplace pas le dépistage, qui reste nécessaire pour toutes les femmes de 25 à 65 ans.
Les signes qui doivent alerter
Des saignements entre les règles, après un rapport sexuel ou après la ménopause, ou des pertes inhabituelles doivent amener à consulter sans attendre.
Pour aller plus loin
Sources : ameli.fr : dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, Institut national du cancer, Haute Autorité de santé.